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Persepolis : le degré zéro de l’altérité

Dessin animé autobiographique adapté de la bande dessinée éponyme, Persepolis a prouvé que l’animation peut être autant un succès en salle qu’un moyen narratif qui ne se cantonne pas au divertissement. Maniant habilement l’humour et l’émotion, le film offre une perspective à taille humaine sur l’Iran contemporain et les libertés individuelles.

Mais il n’est pas qu’un témoignage à portée politique. Il évoque aussi les difficultés identitaires liées à l’émigration et au contact avec la culture occidentale. Revendiqué et célébré comme universel, il présente des particularités de forme et de fond qui interrogent la notion de l’altérité au cinéma. Cette analyse à pour objectif de répondre à une question : comment Persepolis communique-t-il son récit ? Ou plus exactement : est-il si universel que cela ?

Persepolis doit sans doute beaucoup au Prix du Jury que lui accordé le Festival de Cannes de mai 2007. Cette récompense, la première accordée à un long métrage d’animation, a permis au film de gagner la notoriété nécessaire aux besoins de sa promotion. Cependant, réduire son succès au label cannois serait injuste car ses qualités intrinsèques lui auraient certainement valu la rencontre avec le public, au moins celui, déjà nombreux, des amateurs de ce best-seller international que fut la série en quatre albums (parus entre 2000 et 2003).

JPEG Du point de vue de la fidélité à l’œuvre autobiographique originale et du divertissement cinématographique, Persepolis est une réussite. Synthétisée dans le format restreint du récit audiovisuel, l’histoire de Marjane garde sa puissance émotionnelle et marque sans doute autant ceux qui l’auront découverte sur écran que les lecteurs de la première heure. En soi, la qualité de l’adaptation, tant graphique que narrative, est déjà une victoire tant les transpositions du neuvième au septième art sont rarement couronnées de succès. [1]

Persepolis s’est aussi auréolé de la dimension d’auteur qu’il revêt. Si Marjane Satrapi a bien évidemment gardé la main sur sa propre histoire, son association avec le bédéiste Vincent Paronnaud, réputé indépendant sous le pseudonyme de Winshluss, confère au film la réputation d’être une œuvre personnelle, artistique, et non la pure exploitation d’un succès prévisible. A ce sujet, Marjane Satrapi avait déjà refusé des propositions d’adaptations filmées. Cependant, les atours indépendants du film Persepolis masquent pudiquement la présence au générique de la productrice américaine Kathleen Kennedy, à qui Spielberg doit beaucoup de ses succès, et qui a garanti la sortie du film aux USA, sous la houlette de Sony. Bien qu’authentique et maîtrisé par son auteur génétique, ce qui est rare, il serait tout de même naïf de penser que Persepolis ne doit rien à son potentiel commercial ou que ses producteurs ne se soient aucunement souciés de sa réalisation.

L’Iran c’est nous tous

Tant pour la BD que pour le film, Marjane Satrapi a été guidée par la volonté de lutter contre les préjugés occidentaux sur l’Iran. L’image caricaturale qui est bien souvent attachée à ce pays se trouverait dorénavant contredite par le témoignage autobiographique qui prouverait que les Iraniens sont bien des humains comme les autres, intention dont témoigne notamment cet interview accordée au site Europenaweekly.org :

« Europeanweekly.org : Que représente pour vous la sortie de votre film aux U.S. dans le contexte actuel où Bush menace d’attaquer l’Iran ? Pensez-vous qu’il permettra de véhiculer une autre image du peuple iranien ?

Marjane Satrapi : Considérer qu’autrui est un humain, comme eux. Ce n’est pas une autre image de l’Iran, mais juste la considération de l’humain. Je n’ai pas plus de prétention que cela : juste se demander ce qu’est un individu… [2] »

D’une certaine manière, l’objectif avoué de Satrapi est de parvenir à provoquer chez le spectateur une puissante empathie pour les personnages afin de lever tous préjugés envers l’Iran et sa population. L’enjeu semble donc être devenu, pour les auteurs, de produire un récit véritablement universel qui puisse en quelque sorte désenclaver la problématique iranienne de son identité iranienne pour devenir l’exemple mondial des dangers liés aux atteintes aux libertés individuelles. « Nous voulions faire un film universel et non pas une énième histoire sur ces gens qui vivent loin, ces fanatiques, ces terroristes qu’on ne peut pas comprendre », déclarait Marjane Satrapi pour le site Cinéeuropa.org [3].

Cette ambition a bien été comprise par la presse qui n’a pas manqué de saluer cette dimension de l’œuvre. « Que l’on considère ce qui le sépare (le mouvement, la fonctionnalisation) ou ce qui le relie (le noir et blanc, le réalisme stylisé dépouillé du trait) à la BD, ce film témoigne de qualités humaines et artistiques qui le destinent, bien au-delà de la trame historique et du drame intime, à un public universel [4]. » Dès sa sortie, le sceau de l’universel a été apposé à Persepolis.

Pour atteindre cet objectif, les réalisateurs du film ont très clairement cherché à profiter du procédé de l’animation. Marjane Satrapi s’est d’ailleurs vu proposer des adaptations filmées de son histoire, notamment d’origine américaine, qu’elle a refusées par crainte de voir son histoire trop « ethnicisée » à l’écran, en raison du réalisme supérieur de l’image sur le dessin. « Pour garder l’abstraction du trait, du décor, et ne pas faire de ce film l’histoire de gens lointains dont la vie ne nous concerne pas et qu’on ne comprend pas. Le film ne se situe pas seulement en Iran. Nous voulions que n’importe qui puisse se s’identifier aux personnages [5] . »

Des hommes retenons les ombres

Deux atouts techniques permettent à Persepolis de revendiquer cette universalité : le dessin et le noir et blanc. Le trait simple de Marjane Satrapi, efficacement reproduit à l’écran, ne laisse des personnages qu’elle présente qu’une simplification. Celle-ci permet aisément de ne pas souligner les traits physiques qui enfermeraient les personnages dans une identité trop étroite. L’absence de couleur renforce encore cette dimension : tout le monde a la peau blanche. Ce minimalisme de la représentation graphique est suffisant pour identifier qui est qui et assez sobre pour laisser place aux expressions les plus communicatives. Il a aussi le mérite de ne pas inféoder le récit à l’esthétique mais bien de la mettre entièrement à son service. Le spectateur peut alors s’identifier sans peine à ces quelques traits, compléter subjectivement leur humanité et vibrer sans dissonances culturelles au gré du devenir des personnages. La catharsis s’accomplit.

Le procédé graphique atteint sa pleine puissance lorsque l’histoire quitte Marjane et évoque les moments les plus dramatiques du contexte iranien. Ici, foin de la moindre fioriture, l’animation passe à l’ombre chinoise. Seules les silhouettes des personnages se détachent sur l’écran où le spectateur découvre tour-à-tour la nature populaire de la révolution iranienne de 1979, la radicalisation du régime des mollahs ou encore les conséquences dramatiques d’un quotidien téhéranais sous la férule brutale de l’Etat. Rien ne permet plus alors de visser ce qu’on voit dans une culture quelconque, les évènements deviennent transposables où que ce soit. Dès lors, effectivement, le malheur s’universalise et peut prétendre à la parenté avec les douleurs du Chili de Pinochet, de l’Ouganda d’Amin Dada ou celles de la Roumaine de Ceausescu.

L’effort de réduction des particularismes iraniens à l’universalité ne se vérifient pas qu’au niveau de la réalisation graphique. Mis à part le résumé des évènements qui transformèrent l’Iran, et qui situe le récit, Persepolis ne s’attarde guère sur l’identité iranienne en tant que telle. Pas un seul moment, le film n’évoque l’Islam ou le chiisme. Seuls les mollahs sont cités, non pour leur statut religieux mais pour leur autorité politique. Les tensions liées aux libertés se résument à une liste de restrictions, visant surtout les femmes, que le film énumère au fil des anecdotes : l’obligation du port du voile, les interdits culturels envers les productions occidentales, les couvres-feus, les prohibitions contre l’alcool, etc. L’idéologie religieuse qui a cour en Iran est ainsi escamotée pour situer la problématique, et l’enjeu dramatique, dans ses effets concrets sur les gens. L’Iranien fait donc front à un Etat totalitaire, aussi absurde que les autres, et non moins violent, dépouillé de son idéologie propre. Ce qui le rend bien évidemment, et subtilement, comparable à d’autres, et dès lors, universel.

Elargir en réduisant

Mais ce procédé est paradoxal. En effet, s’il réduit l’iranité du drame iranien, il rabote aussi l’identité iranienne des personnages et la rend presque invisible. Hormis les cheveux noirs, les noms, quelques traits de visage peut-être perses, la barbe des Gardiens de la Révolution et l’inévitable voile, tous ces personnages semblent finalement peu porteurs d’une identité autre que celle que leur confère le récit proprement dit. Par peur du stéréotype, le film gomme ce qui fait l’Iran et prétend fournir tous les éléments nécessaires à la compréhension de son enjeu. Est-ce pour les Iraniens que le public ressent de la compassion ou pour des personnages fictifs qui semblent, finalement, peu avoir avec l’Iran ?

En revanche, lorsque la jeune Marjane arrive en Autriche, le film soudain se gorge de clichés sur la culture occidentale et sur l’Autriche (jusqu’à une référence discrète mais grossière au passé hitlérien du pays, présente dans l’animation d’une allégorie). Ceci aussi est un choix assumé de l’auteur : « Nous avons aussi fait très attention à ne pas tomber dans l’orientalisme. Notre plus grand succès, c’est que le moment qui paraît le plus exotique à des spectateurs européens, c’est le passage à Vienne, que nous voulions ainsi [6]. »

Voilà donc la forme du récit : une simplification des personnages principaux et du contexte historique qui devrait atteindre l’objectif déclaré qu’est l’Universel. D’une certaine manière, il faudrait donc comprendre que tout ce qui est humain peut prétendre à cette universalité (prise comme un préalable à la communication entre les hommes, ou entre le film et son public), dès lors qu’il serait déshabillé de tout ce qui le différencie. L’homme est bien un homme semblable à l’Homme. C’est d’ailleurs le drame que semble vivre le personnage de Marjane : ne pas parvenir à se détacher de son identité, autant celle qui l’habite (elle souffre de son déracinement), que celle que lui confère le regard des autres (et qui l’empêche de se revendiquer Iranienne). Cette réduction de la différence à sa portion congrue conduit-elle réellement à quelque chose d’universel ? En d’autres termes, les personnages ainsi lavés de leur origine, sont-ils bien des hommes supra-humains ? Ou encore : Persepolis est-il réellement transposable dans toutes les cultures et tous les publics vibreraient-ils des mêmes émotions à sa vision ? On peut en douter.

D’abord, gardons à l’esprit que cette œuvre est bien un film et que, comme tout film, produit, il s’adresse à un public et cherche sa rentabilité. En l’occurrence, sa cible est avant tout le public européen, plus spécifiquement francophone, voire même celui que constituent les amateurs de la bande-dessinée d’origine, soit l’audience minimum. Le film est fait d’abord pour l’Occident et, peut-être ensuite, pour d’autres.

Occidentalité

Les affinités des personnages pour l’Occident sont très nettes. Marjane Satrapi a grandi dans un contexte de toute évidence fort occidentalisé : tant par les caractéristiques favorables du milieu social dont elle est originaire que par les idéologies visiblement laïques et ouvertement marxistes qui ont baigné son enfance. L’attachement à l’Ouest est revendiqué et tout à fait visible.

Mais l’occidentalité des personnages ne se limite pas à leur culture politique. La famille de Marjane elle aussi offre un profil tout à fait commun aux sociétés occidentales : elle est nucléaire et Marjane est fille unique. Fait remarquable, sa grand-mère, veuve, est une femme qui vit seule, au tempérament bien appuyé (et qui confère sa saveur au personnage) et dont les rapports avec sa propre famille peuvent apparaître relativement lointains. Bref, la famille de Marjane serait tout-à-fait à sa place dans nos pays. Mais est-elle représentative de la société iranienne ? Bien sur, il ne s’agit pas ici d’être sceptique face à l’authenticité de ce que la réalisatrice a vécu. Il serait douteux de douter de son honnêteté ou de croire que tout ceci est un habillage opportuniste. Simplement, cette spécificité du personnage l’oriente vers l’Occident et le rend donc familier au public occidental.

Par ailleurs, les choix narratifs de Satrapi s’adressent par moment clairement aux Occidentaux. Ce qui n’est pas absurde lorsqu’on a à l’esprit que sa démarche visa d’abord à parler de son expérience personnelle afin de lever les préjugés ou les méconnaissances qui courent sur son pays d’origine. Lorsqu’elle matérialise le personnage imaginaire de Dieu auquel elle s’adresse enfant, elle choisit une figure de bon gros barbu, flottant dans un nuage. La référence graphique est ici tout à fait liée au public qu’elle vise et non plus au sujet qu’elle traite. Car si elle parlait à Dieu, enfant, sans doute était-ce celui du Coran, qu’on ne peut représenter, et non celui qu’elle montre. Ce simple exemple, parfaitement innocent, illustre à lui seul que l’œuvre toute entière est bien ancrée dans une culture qui est celle de l’Occident. Une culture notamment graphique dont il serait inutile de vouloir faire fi lorsqu’on cherche, comme Satrapi, à communiquer.

L’occidentalité du propos se vérifie à bien d’autres niveaux. La contestation des jeunes iraniens nous est montrée comme s’alignant sur la culture pop de l’Occident, et notamment sur le rock ou le punk. A nouveau, ces références culturelles ne posent pas question en soi mais elles avancent seules. L’Iran est absent, voire effacé ou même remplacé, inopérant.

Sous cet aspect, le problème de Persepolis est de revendiquer un point de vue universel en adoptant une perspective qui le loge implicitement en Occident. Non en tant que lieu du monde mais comme culture, mode de pensée et manière de vivre. En creux de la dénonciation des absurdités liberticides de l’Etat iranien, on débusque sans peine les valeurs qui fondent la culture occidentale moderne : les Droits de l’homme, dont l’universalité revendiquée – mais questionnable – est le moteur de leur idéologie. Peu s’y sont trompés, la sortie du film fut souvent organisée main dans la main avec des associations qui les défendent [7].

Satrapi résume elle-même le monde d’une manière fort familière en Occident : « S’il y a un partage du monde à faire, c’est entre les cons et ceux qui ne le sont pas. Entre les fanatiques et les démocrates [8]. » Rejetant les visions simplistes et le « noir et blanc » idéologique, elle véhicule toutefois un système de pensée qui, en fin de compte, n’en n’est pas moins dual et qui puise ouvertement ses inspirations dans les Lumières, fondement idéologique du concept même d’Occident. « Je pense que le meilleur concept qui ait jamais été créé dans le monde est le concept de l’humanisme, qui a illuminé tout le XVIIIème siècle, que l’on a appelé le siècle des lumières. Peut-être que pour lutter contre l’obscurantisme actuel, il faut retourner vers cette valeur humaniste du XVIIIème siècle [9]. »

Insurmontables différences ?

Le centre de gravité occidental de Persepolis modère sans doute ses prétentions à l’universel, sans que cela n’enlève quoi que ce soit à ses qualités. Mais il est clair qu’on parle bien à un public précis ou du moins que c’est un public précis, le public occidental, qui est le mieux armé, culturellement parlant, pour saisir l’histoire de Marjane telle qu’elle nous la raconte. Dès lors, c’est ce public qui est le plus apte à ressentir les émotions qu’elle espère obtenir de lui.

Cependant, il y a quelque chose de troublant dans cette quête un peu naïve de l’universel. Et ce n’est pas tant les choix des réalisateurs, qui leur appartiennent, que l’adhésion sans réserve des médias occidentaux à cette prétention (et à son procédé), à la fois avalisée et amplifiée, qui pose question. En effet, elle suppose que le public ne serait pas capable de prendre la distance nécessaire face à une culture qui ne serait pas la sienne. Il serait donc peu enclin à l’empathie pour tous les personnages qui ne lui ressemblent pas. Plus encore, pour l’atteindre dans ses sentiments, il faudrait partir de ce qu’il connaît et de la manière dont il conçoit les choses auxquelles il tient : les libertés dont il croit être doté et le monde tel qu’il l’entoure. Pour toucher les gens, il faudrait leur parler d’eux.

Trop d’altérité tuerait l’identification. C’est possible. Cependant, nombre de films ont su trouver un public étranger sans masquer les différences des cultures ou des manières de voir dont ils sont issus [10]. « Les films du monde » sont même devenus un secteur en soi. Mais c’est vrai, peu de ces films sont des succès comme Persepolis. A quoi est-ce dû ? A leur étrangeté ou à l’aridité de leur format ou de leur sujet ? Ou aux moyens médiatiques mis en œuvre pour amener le public à les voir ? Persepolis contiendrait-il la formule magique qui permettrait d’exporter partout les particularités de chacun, pour autant qu’on les traduise dans les préoccupations et les représentations des cultures importatrices ? Ses auteurs semblent le penser et leur succès pourrait le laisser croire. Mais faut-il y adhérer ?

Daniel Bonvoisin
décembre 2008

[1] Essentiellement sans doute en raison de la différence de progression narrative entre la BD et le cinéma, la première cherchant à entretenir une attention constante (de double pages en double pages), le second tendant plutôt à aller vers un climax final. Mais le fil narratif qui passe d’anecdote en anecdote semble bien fonctionner pour un récit autobiographique là où il échoue lorsqu’il s’agit d’un récit de fiction à finalité divertissante (on peut songer à des adaptations comme celle du comics de Frank Miller, Sin City, particulièrement affectée par cette dimension du récit de BD).

[2] Propos recueillis par Caroline Planque, Interview : Marjane Satrapi, Europeanweekly, http://www.europeanweekly.org/pages/features/fea_cinema34.htm, 21 janvier 2008, consulté le 27 novembre 2008.

[3] Propos recueillis par Anne Feuillère, Interview avec Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud, réalisateurs, 15 juin 2007, Cineeuropa, http://cineuropa.org/ffocusinterview.aspx?lang=fr&documentID=78011&treeID=1404, consulté le 27 novembre 2008.

[4] Jacques Mandelbaum, "Persepolis" ou la douleur intime de l’exil, 25 mai 2007, Le Monde, http://www.lemonde.fr/archives/article/2007/05/24/persepolis-ou-la-douleur-intime-de-l-exil_914422_0.html, consulté le 27 novembre 2008.

[5] Propos recueillis par Marcus Rothe, Marjane Satrapi - "La culture est un vocabulaire mondial", Courrier international, 11 juillet 2007.

[6] Anne Feuillère, Cineeuropa, ibid.

[7] L’avant-première belge fut organisée par la Ligue des Droits de l’homme.

[8] Propos recueillis par Eric Libiot, Marjane Satrapi, 21 février 2008, L’Express Livres, http://livres.lexpress.fr/entretien.asp/idC=13565/idR=5/idG=10, consulté le 27 novembre 2008.

[9] Anne Feuillère, Cineeuropa, ibid.

[10] Le film libanais Caramel de Nadine Labaki, sorti la même année, en est un bon exemple. En France, il totalisa 491 000 entrés pour 1 203 000 pour Persépolis. (Source : http://www.cinefeed.com/box-office). Mais Caramel disposa d’un budget total relativement faible d’1 200 000 EUR, bien inférieur aux 6 millions dont Persepolis fut pourvu. Un peu à l’image des intentions de Marjane Satrapi, Nadine Labaki voulait lever les stéréotypes relatifs à Beyrouth en montrant, non la guerre, mais une ville où des gens peuvent vivre heureux.

 
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