Entre liberté et dépendance, les médias sur le fil

Quatrième pouvoir, garants de la démocratie et indicateurs des libertés fondamentales pour les uns, chiens de garde du pouvoir et instruments de propagande pour les autres, les médias jouissent d’une réputation singulièrement contrastée quant au rôle qu’ils occupent dans la société. Subversifs ou serviles ? Caricaturalement posée, la question échouerait à comprendre les conditions complexes dans lesquelles s’exerce le journalisme et qui menacent son autonomie.

Ce texte s’inscrit dans le cadre d’une démarche collective volontaire qui a associé plusieurs organismes actifs dans le secteur de l’Éducation permanente. Ces associations (Cefoc, Centre Avec, CESEP, Couples et Familles, Justice et Paix, Media Animation, Pax Christi, SAW-B, Ufapec) ont défini un thème sur lequel travailler collectivement. A savoir : le rôle de contre-pouvoir des associations et l’autonomie associative. Au départ de l’ancrage et des champs d’action qui sont les siens, chaque association a produit une analyse qui reflète son point de vue sur cette thématique. Le processus entamé sera poursuivi par un débat entre elles et avec les lecteurs.

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La tension permanente

Le développement spectaculaire des médias de grande audience depuis le 19e siècle s’est rapidement accompagné d’une attitude trouble à leur égard. D’un côté, les menaces sur les libertés de la presse et les rétorsions, toujours fréquentes, à l’égard des journalistes semblent accréditer l’idée qu’ils puissent perturber l’exercice du pouvoir en alertant l’opinion publique. Parfois durement acquises, les protections juridiques qui entourent le métier sont régulièrement menacées ou sapées par des initiatives politiques aux intentions troubles. Des associations comme Reporters sans frontières [1] ou en Belgique, l’Association des journalistes professionnels [2], alertent régulièrement l’opinion sur la fragilité d’une liberté de presse jamais totalement acquise et, pour beaucoup, essentielle à la bonne santé du débat public dans une démocratie. La liberté de la presse apparait régulièrement comme un bien qu’il faut protéger, comme l’illustre le scandale viral suscité par une séquence de la RTBF qui montre un attaché ministériel menacer des journalistes lors de la visite d’Erdogan, Président de la Turquie, en octobre 2015 [3].

Mais à côté de la longue et inachevée histoire de l’indépendance journalistique, de nombreuses critiques sont émises depuis longtemps à l’égard de la fonction des médias de masse. Pour Noam Chomsky et Edward S. Herman, cette prétention à l’indépendance est bien loin de recouvrir la réalité du fonctionnement des médias : « Il n’aura échappé à personne que le postulat démocratique affirme que les médias sont indépendants, déterminés à découvrir la vérité et à la faire connaître ; et non qu’ils passent le plus clair de leur temps à donner l’image d’un monde tel que les puissants souhaitent que nous nous le représentions [4]. » Pour les auteurs de La fabrique du consentement, les médias de masse ont donc une fonction toxique pour le débat public essentiellement liée à la nature marchande de cette industrie qui situe ses intérêts dans la perpétuation du système, aussi inégalitaire soit-il.

Ces deux positions à l’égard des médias s’expriment régulièrement. A l’occasion des attentats qui ont ensanglanté Charlie Hebdo, l’éloge de la liberté médiatique a connu un regain de vigueur et un documentaire comme Caricaturistes : fantassins de la démocratie, bien que réalisé avant les assassinats, a soudain trouvé un écho public. Mais récemment, un autre film, Les nouveaux chiens de garde de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat, consacrant la formule célèbre de Serge Halimi [5], dénonçait la complaisance politicienne des éditorialistes de la presse française et nourrissait franchement le reproche aux médias d’être des instruments. On le voit, le jugement sur les médias balance souvent d’une approche à l’autre. Défenseurs de la démocratie ou porte-paroles des pouvoirs ?

Entre la vocation et les contraintes

Bien souvent, c’est en fonction de l’information proprement dite que les opinions se forgent. Telle caricature transgressive qui fait réagir un politicien, telle phrase non coupée au montage, telle mise en exergue de la chemise déchirée d’un PDG en pleine campagne de licenciements, telles images d’une poubelle qui flambe à l’occasion d’une manifestation qui mobilise des dizaines de milliers de grévistes… autant de symptômes de l’une ou l’autre approche. Mais c’est de manière plus invisible que les forces qui pèsent sur l’indépendance journalistique s’opèrent car le métier de journaliste est écartelé entre plusieurs contraintes.

D’une part, la formation supérieure qui l’encadre et les associations qui le structurent posent en préalable des valeurs clés : indépendance, objectivité, rigueur, etc [6]. De nombreux prix prestigieux consacrent les enquêtes les plus audacieuses et les journalistes qui, précisément, contredisent les pouvoirs [7]. De temps en temps, les médias sont crédités d’une couverture qui réussit à bouger les lignes de l’opinion et, subséquemment, du politique. En septembre 2015, l’image du cadavre du petit Aylan aura électrifié le regard posé à la fois sur le drame syrien et sur le sort de ceux qui se jettent à travers la Méditerranée sur les frontières européennes. Par ailleurs, l’image d’une camérawoman hongroise frappant des réfugiés qui fuient une intervention policière musclée aura largement suscité la désapprobation et conduit à son licenciement [8]. Le journaliste se doit, d’une certaine manière, à cette réputation contestataire, il doit appuyer là où ça peut faire mal. Il n’est pas douteux que ceux qui s’engagent dans cette profession soit animés, peu ou prou, de l’intention d’œuvrer en ce sens [9].

Comment alors peut-on imaginer qu’une profession ainsi orientée puisse devenir le garant du pouvoir ? A défaut d’une pression politique directe et d’une menace explicite, certains mécanismes du rapport entre le pouvoir et la presse encadrent l’exercice de la profession et sa liberté. Prenons en trois dimensions : l’agenda setting, l’accès à l’information et les aides à la presse.

Les enjeux de l’agenda setting

La notion d’agenda setting, qu’on pourrait traduire par « mise à l’agenda », désigne l’idée que l’influence des médias sur l’opinion ne dépend pas tant de l’orientation qu’ils donnent aux informations que de la hiérarchie et de la fréquence des sujets qu’ils traitent [10]. En accordant une priorité à tel thème, les médias le mettent au cœur de l’attention et imposent au public d’y réfléchir et aux politiques de se positionner. L’enjeu de cet agenda consiste autant à identifier le sujet du moment qu’à marginaliser d’autres actualités. La couverture de la noyade du petit Aylan l’illustre bien : une photo est publiée, elle suscite de l’émotion, dans la foulée le sujet s’impose à toutes les rédactions [11] obligeant les hommes politiques à prendre position [12]. Conçu dans les années 1970, l’importance de ce mécanisme a depuis été relativisée. Cependant, quel que soit l’influence réelle de l’agenda sur l’opinion, le monde politique s’en inquiète et s’investit dans sa construction (ce qu’on appelle l’agenda building).

Le contexte contemporain et l’évolution du cadre démocratique imposent aux pouvoirs de ne plus faire appel aux vieilles recettes de la propagande d’État. Les médias ne peuvent être contraints de faire passer un discours bien précis, il faut donc trouver des méthodes moins directes pour toucher le public [13]. Un État, un parti, voire un homme politique, et plus largement tout qui cherche à promouvoir un sujet, se dote donc des moyens pour influencer les priorités des médias. Désormais, la communication politique est au cœur du quotidien et est d’ailleurs enseignée au même titre que le journalisme par les écoles de communication. Les conférences de presse, les sorties médiatiques, jusqu’aux comptes twitter des politiciens constituent des outils récurrents pour imposer le sujet dont il faudra parler et en orienter les termes. Dans les cabinets, le rôle de communicant est devenu indispensable et il est frappant d’y retrouver beaucoup de journalistes passés « de l’autre côté », souvent temporairement, appréciés qu’ils sont pour leur compétences professionnelles mais suscitant des doutes quant à leur objectivité s’ils reviennent aux médias [14].

Précaire et accroc à la communication politique

Le rôle de la communication politique est notamment de fournir aux journalistes les sujets, les contenus, voire « les éléments de langage » qui alimenteront leur travail. En théorie, les médias recoupent les informations, les placent sous une perspective critique, offrent la parole aux opposants, bref, font un travail d’enquête. Toutefois, recouper et traduire l’information nécessite du temps et des moyens dont les médias sont de moins en moins dotés. Au fil des années, le métier s’est alourdi d’une série de tâches techniques et le volume des travailleurs d’une rédaction est à la baisse [15]. Aujourd’hui, être salarié par un groupe de presse est un statut qui se raréfie. Un contributeur sur cinq est un travailleur indépendant, un pigiste payé à la ligne de texte, au signe ou à la photo. Peu importe finalement le temps passé à rédiger un article. Pour vivre décemment, il faut produire beaucoup et travailler vite. Selon les témoignages recueillis par l’AJP, un pigiste est parfois payé de 10 à 20 euros nets pour un seul article et plus de la moitié d’entre eux ne parvient pas à gagner plus de 2300 euros bruts mensuels [16].

Les meilleures intentions d’objectivité du monde concurrencent difficilement la facilité qu’offre un dossier de presse complet, donnant une impression de sérieux, suggérant quelques chiffres qui frappent l’imagination et qui constitueront des amorces de titre. Une conférence de presse devient un évènement en soi. Le récent « tax shift » du gouvernement fédéral qui promet « 100 euros nets » à la plupart des travailleurs l’illustre facilement. La formule dispensée de la bouche des décideurs est devenue le slogan de l’exercice budgétaire, vu, lu et entendu sur tous les médias du pays. Même si à l’examen, les choses sont moins évidentes, et prêtent le flanc aux critiques de l’opposition, nettement moins relayées, la séquence médiatique aura érigé la formule gouvernementale en étendard des mesures.

Une pratique incarne à elle seule toute l’ambiguïté du rapport entre politiques et journalistes : le « off the record ». L’expression désigne toutes les informations dispensées par une source, généralement un responsable politique, qui exige que cette information ne soit pas communiquée en son nom ou telle quelle. L’intérêt du « off » pour le journaliste est d’accéder à une parole débarrassée des contraintes du « politiquement correct » ou à des informations discrètes qui éclaireraient une situation : « officiellement je vous dis que mais en off, tout laisse à penser que… ». Ainsi conforté, le journaliste peut se permettre d’orienter son compte-rendu dans une direction mieux étayée, évoquant « un membre du parti qui nous a dit que… » ou de faire sienne une analyse provenant en réalité de sa source. Le risque du « off » réside dans l’instrumentalisation du journaliste par une source qui cherche à orienter l’information. La vigueur de cette règle déontologique [17] – respecter le secret du « off » – lorsqu’elle s’applique aux politiques incarne à elle seule le rapport de dépendance. Le risque de ne pas respecter le off est tout simplement de se voir coupé d’une source et exclus des bénéficiaires de la communication politique. Si le principe du « off » est intrinsèque à la protection des sources, il s’est érigé au fil du temps en pratique inhérente au journalisme politique et son usage est largement déploré par les défenseurs d’un journalisme plus incisif ou libéré du « suivisme [18] ».

Financer et posséder les groupes de presse

La précarité du métier de journaliste constitue un terrain fertile à son instrumentalisation par ceux qui disposent des moyens d’élaborer une stratégie de communication efficace. Mais à l’échelle des organes de presse, le contexte financier constitue aussi un levier sur l’indépendance. Si on exclut les services publics, qu’incarnent les chaînes de la RTBF, qui dépendent totalement du politique quant à leur financement et à la définition de leurs missions (qui précisent cependant une indépendance éditoriale [19]), les médias d’information privés misent sur le financement public pour affronter la crise qui les frappe depuis longtemps. Ainsi, en région Wallonie-Bruxelles, plus de sept millions d’euros sont distribués en aides directes aux six titres de presse quotidienne reconnus [20]. Si cette aide représente une petite portion du budget, moins de 3% dans le cas du Soir par exemple [21], d’autres mesures publiques soulagent les budgets de la presse : une TVA à 0% qui réduit considérablement le prix à la vente et des tarifs postaux préférentiels.

Si c’est la publicité qui constitue l’essentiel des revenus, pour la moitié de ceux du journal Le Soir, et non la vente des journaux, l’ensemble de ces mesures constituent un soutien non négligeable que les pouvoirs publics justifient au nom de l’existence d’une presse indépendante et pluraliste. Cette aide publique constitue-t-elle un levier d’influence du politique sur les médias ? A titre direct, sans doute que non [22]. Réglé par les lois qui encadrent les aides, le soutien dépend de critères objectifs (nombre d’employés par exemple) qui rendent difficile une sanction idéologique. En revanche, il risque de fausser la concurrence entre de nouveaux prétendants non bénéficiaires et ceux qui sont déjà soutenus, défavorisant indirectement l’émergence d’alternatives [23].
Mais l’indépendance structurelle est surtout mise en péril par la nature capitaliste de la presse elle-même. En effet, c’est de la part des propriétaires des capitaux qu’on craint le plus d’ingérence. Quel intérêt aurait un industriel ou un financier de posséder des titres de presse qui tiendraient des propos qui questionneraient, par exemple, l’inégalité entre riches et pauvres ou, plus pragmatiquement, qui publieraient des enquêtes sur des pratiques dans lesquelles les actionnaires ont des intérêts ? De tels risques ne sont pas virtuels. En France, le patron de Canal+, Vincent Bolloré, ce serait ainsi illustré par la censure d’un documentaire gênant pour le Crédit Mutuel avec lequel il aurait de bonnes relations [24].

Devenu emblématique des enjeux de la concentration des groupes de presse aux mains des financiers, cet épisode souligne une problématique qui ne se limite pas à la France. Les titres de presse quotidienne belges francophones sont intégrés par leur maison d’édition à seulement trois groupes industriels différents : Rossel (Le Soir, L’écho, Sud Presse), IMP (La Libre, la Dernière Heure) et Nethys (Vers l’Avenir), qui ont chacun leurs intérêts dans d’autres secteurs de l’économie [25]. Le cas de Nethys, le groupe derrière l’opérateur Voo, préoccupe d’ailleurs par la nature de son statut, celui d’être une intercommunale (anciennement Tecteo) où siègent des mandataires politiques. Quelle garantie ont les lecteurs du Vers l’Avenir que ces propriétaires n’interviennent pas dans la ligne éditoriale sinon l’affirmation d’indépendance de la rédaction [26] ? Enfin, l’importance des revenus publicitaires constitue à elle seule un risque. Un annonceur privé aurait-il intérêt à promouvoir ses produits dans un média qui, par ailleurs, enquêterait sur le bien-fondé de ses qualités ? En France, le groupe Volkswagen aurait ainsi menacé les titres de presse de retirer une campagne de publicité si le scandale lié aux fraudes à la pollution était l’objet d’une couverture [27].
Les organes de presse qui travaillent dans un environnement économique garanti par les pouvoirs publics, les groupes financiers et les entreprises privées se défendent d’une perte d’indépendance. Toutefois, cette situation est largement questionnée et sert précisément de point d’appui à ceux qui déplorent une connivence médiatique avec les pouvoirs politiques et économiques. C’est également ce constat qui sert d’argumentaire aux éditeurs qui se proclament « réellement indépendants » parce qu’ils ne sont pas détenus par des « grands industriels », ne contiennent pas de publicités ou ne profitent pas d’aides publiques. C’est par exemple le plaidoyer de Serge Halimi du Monde Diplomatique [28] pour en appeler aux abonnements des lecteurs. C’est aussi l’esprit du magazine belge 24h01 : « De son côté, afin de se libérer de toute pression que les annonceurs pourraient faire peser sur la ligne éditoriale de notre revue, celle-ci n’y accueillera aucune forme de publicité que ce soit [29]. » Même approche pour Médor, nouveau venu dans le paysage belge, qui proclame son indépendance et son sérieux en s’appuyant notamment sur la nature coopérative de sa structure d’édition qui devrait l’affranchir de la pression d’un groupe financier : « Nos "Rupert Murdoch" sont des centaines de coopérateurs [30]. »

Le journalisme comme la société civile

Aux côtés des rares incursions des pouvoirs dans la ligne éditoriale – et qui se retournent souvent contre ses initiateurs – la question de l’indépendance journalistique doit s’évaluer à la lumière des facteurs qui la défavorisent. Les contraintes financières, les conditions de travail et le rapport avec les sources politiques ou expertes sont les chevaux de Troie de l’ingérence des intérêts particuliers ou partisans. D’une certaine manière, si les médias garantissent la démocratie et soutiennent l’existence de la société civile, ils incarnent bien l’ambiguïté qui peut exister entre le pouvoir et ceux qui se conçoivent comme son contrepoids. Comment en effet, garantir l’indépendance et l’esprit critique lorsque par ailleurs, ils se nouent des relations de dépendances autour de certaines ressources, qu’elles soient sous forme d’argent, d’information ou juridique ? Comment dénier à ceux qui dispensent ces ressources une forme de réciprocité ? Au-delà des médias, c’est plus généralement la contrainte dans lesquelles se retrouvent régulièrement le monde associatif subsidié lorsqu’il voit son agenda conditionné par les calendriers des subventions, les thèmes qui ont les faveurs financières du moment et les inspirations ponctuelles des ministres de tutelle.

Daniel Bonvoisin

[1Reporters sans frontières, www.rsf.org

[2Association des journalistes professionnels, www.ajp.be

[3Belgique : le service de presse du Premier ministre menace un journaliste, Fédération européenne des Journalistes, 11 octobre 2015, europeanjournalists.org/fr/2015/10/11/belgique-le-service-de-presse-du-premier-ministre-menace-un-journaliste

[4Noam Chomsky, Edward Herman, La fabrication du consentement : De la propagande médiatique en démocratie, Marseille, Agone, 2008, p. 9

[5Serge Halimi, Les Nouveaux Chiens de garde, Raisons d’agir éditions, Paris, 997

[6L’IHECS propose ainsi à ses étudiants de débuter leur formation par l’apprentissage des « idéaux fondateurs du journalisme », Programme du master en journalisme, IHECS, http://www.ihecs.be/fr/masters-2eme-cycle/specificites-du-master-en-presse-et-information

[7Par exemple, le Prix Pulitzer dédié au journalisme, https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Pulitzer, ou le Prix mondial de la liberté de la presse décerné par l’UNESCO.

[8Enquête criminelle sur la journaliste hongroise qui a frappé des migrants, Le Monde, 10 septembre 2015, www.lemonde.fr/europe/article/2015/09/10/enquete-criminelle-sur-la-journaliste-hongroise-qui-a-frappe-des-migrants_4751997_3214.html

[9Spitéri Gérard, De l’indépendance du journaliste, L’Année sociologique 2/2001 (Vol.51) , p. 287-307, www.cairn.info/revue-l-annee-sociologique-2001-2-page-287.htm

[10Maxwell E. McCombs ; Donald L. Shaw, The Agenda-Setting Function of Mass Media, The Public Opinion Quarterly, Vol. 36, No. 2, pp. 176-187.

[11Obligeant les rédactions comme celle de Libération à expliquer pourquoi elle avait décidé de ne pas publier la photo. Johan Hufnagel, Pourquoi nous n’avons pas publié la photo d’Aylan, Libération, 3 septembre 2015, www.liberation.fr/monde/2015/09/03/pourquoi-nous-n-avons-pas-publie-la-photo-d-aylan-kurdi_1375094

[12France TV & AFP, Hollande, ému par la mort du petit Aylan Kurdi, veut "un mécanisme permanent et obligatoire" pour les réfugiés, Yahoo ! News, 3 septembre 2015, ttps ://fr.news.yahoo.com/hollande-ému-mort-petit-aylan-kurdi-veut-mécanisme-150109801.html

[13Caroline Ollivier-Yaniv, De l’opposition entre "propagande" et "communication publique" à la définition de la politique du discours : proposition d’une catégorie analytique, Quaderni [En ligne], 72 | Printemps 2010, mis en ligne le 05 avril 2012, consulté le 13 octobre 2015. URL : http://quaderni.revues.org/492

[14Du journalisme à la com’ politique : comprendre les raisons d’un passage, interview de Marc Lits, Apache.be, 30 octobre 2012, https://www.apache.be/2012/10/30/du-journalisme-a-la-com-politique-comprendre-les-raisons-dun-passage/

[15Benoît Grevisse, Journalistes belges : le cumul des fragilités, Hermès n°35, 2003, pp. 175-184

[16Les tarifs pratiqués en 2011-2013, Pigiste, pas pigeon !, AJP, www.pigistepaspigeon.be/tarifs/

[17"Le off et ses variantes", Code de déontologie journalistique, Conseil de la déontologie journalistique, codededeontologiejournalistique.be/index.php/site/oeuvre/article-23-limites-a-la-libre-diffusion-de-linformation

[18Le journalisme peut-il utiliser le "off" ?, La Libre, 15 janvier 2011, www.lalibre.be/debats/opinions/le-journalisme-peut-il-utiliser-le-off-51b8cc17e4b0de6db9bf72e5

[19Indépendance que déplorent certains acteurs qui jugent que la RTBF prend trop de libertés avec ses obligations légales, La RTBF, service public ?, carte blanche, La Libre, 2 décembre 2012, www.lalibre.be/debats/opinions/la-rtbf-service-public-547ccfca35707696bab94077

[207.616.000 € pour aider la presse écrite quotidienne francophone, Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, 26 août 2015, gouvernement.cfwb.be/7616000-pour-aider-la-presse-crite-quotidienne-francophone

[21Olivier Mouton, L’information indépendante de qualité restera payante, Groupe Rossel, 2012, www.rossel.be/story/l-information-independante-de-qualite-restera-payante

[22Encore qu’en France, lorsque La Voix du Nord prend position contre le Front national aux élections régionales de décembre 2015, la Présidente de ce parti s’empresse de menacer un arrêt des aides qu’octroieraient la région à ce titre. Sylvain Chazot, Marine Le Pen menace de couper les financements régionaux de "La Voix du Nord" si elle est élue présidente de Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Europe 1, Le Lab politique, 30 novembre 2015, lelab.europe1.fr/marine-le-pen-suggere-quelle-oupera-les-financements-regionaux-de-la-voix-du-nord-si-elle-est-elue-presidente-de-nord-pas-de-calais-picardie-2628083

[23Comme l’illustre le redressement fiscal de Mediapart et d’Arrêts sur images, des médias exclusivement webn qui s’étaient appliqués un taux de TVA préférentiel réservé à la presse papier. Maxime Vaudano, Pourquoi Mediapart fait l’objet d’un redressement fiscal... et le conteste, Le Monde, Les décodeurs, 30 septembre 2014, http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/09/30/pourquoi-mediapart-fait-l-objet-d-un-redressement-fiscal_4497167_4355770.html#yXgIci73EUp7xx01.99www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/09/30/pourquoi-mediapart-fait-l-objet-d-un-redressement-fiscal_4497167_4355770.html

[24Alexandre Piquard, Canal+ : Booloré accusé d’avoir censuré un documentaire, Le Monde, 29 juillet 2015,www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/29/canal-bollore-accuse-d-avoir-censure-un-documentaire-sur-le-credit-mutuel_4703807_3234.html

[25L’offre des médias et le pluralisme en Communauté française, CSA, www.csa.be/pluralisme/audience/secteur/3

[26Indépendance de L’Avenir : « Nous serons intransigeants » face à Tecteo, L’Avenir, 10 septembre 2013, www.lavenir.net/cnt/DMF20130910_015

[27Pour faire taire la presse française sur le scandale des tests antipollution truqués, Volkswagen aurait une méthode simple : le chantage, L’Observateur, 30 septembre 2015, tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/9466-volkswagen-faire-taire-presse-francaise-scandale-tests.html

[28Serge Halimi, Faire sauter le verrou médiatique, Le Monde Diplomatique, octobre 2015, https://www.monde-diplomatique.fr/2015/10/HALIMI/53932

[29Le projet, 24h01, www.24h01.be/nous/le-projet/

[30Indépendant, et comment ?, Foire aux questions, Médor, https://medor.coop/fr/faq/#indépendant,-et-comment- ?

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